Quel est le rôle de la noradrénaline ?

La noradrénaline, également connue sous l’appellation “norépinéphrine” est une hormone produite par le corps humain. Comme son nom le laisse deviner, son rôle est voisin à celui de l’adrénaline. Nous parlons ici de neurotransmetteurs du système nerveux qui favorisent certains sentiments, certaines émotions ou certains comportements : l’éveil, l’excitation, la vigilance, etc.

La noradrénaline est souvent associée à “l’hormone du stress”, son rôle principal sera de transmettre, via les nerfs, des messages à certains organes ou autres composants de l’organisme dans certains contextes et certaines situations. Sa fonction se matérialise de deux façons, elle peut adopter le comportement d’une hormone comme celui d’un neurotransmetteur.

Quels sont les effets de la noradrénaline ?

Les effets de la noradrénaline sont variés : en tant qu’hormone, elle agit aux côtés de l’adrénaline, dont elle est d’ailleurs le précurseur direct : les glandes surrénales fabriquent l’adrénaline à partir de la noradrénaline.

Lorsqu’elle agit en neurotransmetteur, elle diffuse des informations à travers les différents neurones noradrénergiques.

Lorsqu'elle est libérée, la noradrénaline resserre la plupart de nos vaisseaux sanguins (vasoconstriction), ce qui fait monter la pression artérielle, et renforce les contractions du cœur. Le corps se met donc en alerte et se prépare à fuir ou à agir.

Lors d’une situation stressante, les glandes surrénales sécrètent cette hormone pour ensuite la libérer dans l’organisme, mais elles produisent surtout de l’adrénaline : l’essentiel de la noradrénaline qui circule dans le sang vient des terminaisons des nerfs sympathiques. Lorsqu'elle agit en neurotransmetteur, c’est surtout dans un petit noyau du tronc cérébral, le locus coeruleus, qu’elle est produite et stockée pour ensuite avoir son effet sur les différentes phases de sommeil, sur l’attention, la vigilance ou encore le sentiment de panique.

Son rôle dans le sommeil est mieux compris depuis peu. Une étude danoise publiée dans la revue Cell en 2025 a montré, chez la souris, que pendant le sommeil profond le locus coeruleus libère la noradrénaline par vagues lentes, environ toutes les 50 secondes. Ces vagues font se contracter et se relâcher les vaisseaux du cerveau, ce qui pousse le liquide céphalorachidien à travers les tissus et aide à évacuer les déchets accumulés pendant la journée. Le zolpidem, un somnifère courant, atténuait ces oscillations chez l’animal, ce qui reste à vérifier chez l’humain.

La noradrénaline dans la pratique sportive

Ces phénomènes et fonctionnements sont d’autant plus importants à étudier dans le cadre d’une activité sportive. En effet, les différentes recherches scientifiques et médecins experts sur le sujet s’accordent à dire que la noradrénaline et l’adrénaline ont des effets bénéfiques sur l’activité sportive.

L’inverse est également prouvé et vérifié, le sport permet une meilleure régulation du taux d’hormone du stress dans le corps. Grâce à un entraînement régulier, le système endocrinien activera la diffusion ou la réduction de certaines hormones et permettra ainsi la régulation de l’humeur, du sommeil, du stress ou encore de l’appétit.

Lors d’une activité sportive, le corps répond et réagit souvent de façon similaire à une situation de danger ou de stress, le sportif se met en position d’alerte pour engendrer une action plus ou moins intense. L’état d’alerte en question stimule le parcours de cette hormone et plus la situation se répètera plus l’organisme s’habituera à répondre aux situations de stress ou d’anxiété.

Certains sportifs débutent souvent leurs activités sportives par un peu de musculation, du sprint, des sauts ou du crossfit afin d’activer la production de noradrénaline en quantité suffisante. On sait aussi depuis longtemps que la noradrénaline agit sur les graisses, ce qui en fait, pour certains, une alliée minceur.

Au-delà de son impact sur le comportement et les humeurs, elle agit en effet directement sur les cellules grasses : en se fixant sur leurs récepteurs bêta-adrénergiques, elle déclenche la lipolyse, c’est-à-dire la libération d’acides gras qui serviront de carburant aux muscles. Ces graisses libérées ne sont toutefois perdues que si elles sont brûlées : sans déficit calorique, l’effet sur la silhouette reste nul.

La noradrénaline en médecine

La noradrénaline est aussi un médicament. Administrée en perfusion à l’hôpital, elle sert à faire remonter la pression artérielle dans les états de choc, notamment le choc septique. Certains antidépresseurs, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) comme la venlafaxine ou la duloxétine, prolongent son action dans le cerveau.