Les différences entre graisses sous-cutané et graisses viscérale


Lorsque l’on cherche à perdre du poids, on cherche à éliminer le surplus de graisse de son corps, notamment la graisse abdominale, cette graisse que l’on peut voir et ressentir physiquement. Pour comprendre comment l’éliminer, il faut distinguer graisses sous-cutanées et graisses viscérales.
Il en existe 2 autres types auxquels on ne s’intéressera pas dans cet article, la graisse intra-hépatique (se développe au niveau du foie et est associée à l’obésité) et la graisse intra-musculaire (qui entoure les muscles).

Graisse sous-cutanée

La graisse sous-cutanée est présente sous toute la surface de la peau sous forme de couches plus ou moins épaisse. Elle est visible et palpable.
Chez la femme, la graisse a tendance à s’accumuler principalement dans la partie inférieure du corps (cuisses, hanches, fesses et ventre) et également au niveau de la poitrine. On appelle ce phénomène la localisation gynoïde.
Chez l’homme, la graisse a tendance à s’accumuler principalement dans la partie supérieure du corps (ventre, épaule, nuque, etc.). On appelle ce phénomène la localisation androïde.
Contrairement aux idées reçues, la graisse sous-cutanée est la plus dense, vu qu’elle est répartie dans tout l’organisme. En effet, elle a une grande capacité de stockage des acides gras, que l’on trouve sous forme de triglycérides.

Tant que votre indice de masse corporelle est correct, sa présence est plutôt bénéfique. Elle a un rôle de protection, contre le froid, contre les infections, etc. Cependant, lorsque sa quantité dépasse la norme, elle peut entraîner des complications comme le diabète de type II, l’hypertension artérielle, des troubles cardiaques, etc.
Elle s’accumule en excès lorsque que vous ne réalisez pas assez d’effort physique au quotidien, que votre alimentation contient trop de lipides, trop de sucres, les sodas contribuent au développement de la graisse viscérale.

La graisse sous-cutanée est assez bénigne si on la compare à la graisse viscérale. Néanmoins, en terme d’apparence, c’est elle qui se fait le plus remarquer lorsque vous observez votre corps. Pour l’éliminer, il faut adopter un régime adapté et pratiquer une activité physique régulière.

Graisse viscérale

La graisse viscérale est présente, non pas sous la peau, mais sous le muscle, dans la cavité abdominale, entourant les organes. Elle existe afin de les protéger et de maintenir une certaine distance entre eux. Il est impossible de la toucher ou de la voir. Si elle s’accumule en trop grande quantité dans votre corps, vous remarquerez parfois que votre ventre sera plus proéminent, mais surtout, que votre tour de taille augmente. Il faut souligner que la graisse viscérale n’a pas forcément de lien avec la graisse sous-cutanée, et qu’il est possible d’avoir une silhouette fine tout en ayant un excédent de graisse viscérale.

C’est la graisse la plus difficile à éliminer, car elle bénéficie d’un système de renouvellement très dynamique. Les causes de sa formation et de son accumulation ne diffèrent pas de celles de la graisse sous-cutanée, cependant, elle représente un bien plus grand danger de part sa localisation.
En effet, étant proche du coeur, du foie, du pancréas, et d’autres organes, les cellules adipeuses viscérales sont susceptibles de rejeter leurs produits métaboliques dans la circulation sanguine les reliant. Ainsi, des cellules qui n’ont pas pour rôle de stocker des graisses se retrouvent exposées à des acides gras libres. Cela peut avoir des conséquences lourdes pour les organes dont les cellules sont saturées de graisses, altérant leur bon fonctionnement.

La graisse viscérale se révèle problématique au niveau de la régulation d’une hormone appelée l’adiponectine. Elle a pour rôle de réguler la graisse corporelle, c’est-à-dire, le taux d’acides gras libres circulant dans le sang, mais également la graisse produite par le métabolisme lorsqu’il convertit des glucides par exemple. La graisse viscérale inhibe l’action de l’adiponectine.

L’obésité viscérale aurait un lien avec l’hyperactivité des mécanismes de réponse au stress. Cela a pour conséquence d’augmenter la pression artérielle, la glycémie et le risque cardiaque.

Pour essayer de connaître votre taux de graisse viscérale, vous pouvez dans un premier mesurer votre tour de taille, et les parties protubérantes autour de votre taille et de vos hanches. Diviser la mesurer de la taille par celle de la hanche. La valeur qui signifie que vous êtes en bonne santé, si vous êtes un homme, doit tendre vers 1, et si vous êtes une femme, doit tendre vers 0,85.
Ensuite, intéressez-vous à votre indice de masse corporelle (IMC). Si celui-ci est élevé et que votre tour de taille aussi, il y’a fort à parier que vous stockez + de graisses viscérales que la normale.
Il existe un outil plutôt pertinent pour gagner en précision dans vos mesures, une balance capable d’analyser votre composition corporelle. Avec celle-ci, vous pourriez connaître les différentes masses qui composent votre corps, et déterminer combien de graisse exactement vous devez éliminer pour être en bonne santé.